ARIA (2025)

ARIA est née d’un mouvement instinctif, mais elle prolonge une recherche plus profonde autour de la mémoire et du féminin.
À Palerme, je ne cherchais pas à documenter une ville, mais à suivre une présence. Une figure féminine diffuse, disséminée dans la pierre, la lumière et les silences.


Comme dans Les Larmes de Gaïa, la matière devient peau. Les façades écaillées, les marbres fissurés, les drapés au vent dialoguent avec le corps.
Comme dans Cartographie de l’indicible, il s’agit d’évoquer sans montrer frontalement. Suggérer plutôt que démontrer. Trouver la justesse entre distance et intimité.


Palerme est une ville stratifiée, suspendue entre modernité brute et héritage ancestral. Cette tension nourrit mon regard.
Une présence féminine traverse la série, parfois incarnée, parfois fragmentée, presque fantomatique. Elle n’est pas sujet, elle est souffle.


ARIA signifie l’air, la voix, ce qui circule et relie.


Je travaille la lumière solaire, le grain, les détails, pour faire émerger une mémoire sensible plutôt qu’un récit documentaire.


Suivre les fantômes de la ville, c’était accepter de me perdre pour retrouver une continuité intérieure.


ARIA s’inscrit dans ma recherche d’une beauté organique et contemporaine, où la femme n’est plus représentation mais force souterraine.
Un espace où l’architecture devient corps, et où le passé murmure dans le présent.